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Emploi des seniors : des raisons d’y croire

Contrairement à ce que l’on peut imaginer, le taux d’emploi des seniors est en nette progression depuis quelques années. Les qualités des personnes de 45, 50, 60 ans… sont de plus en plus reconnues : savoir-faire, capacité d’adaptation, compétences interpersonnelles…

UNE SITUATION EN NETTE AMÉLIORATION (source INSEE)

Le taux d’emploi des seniors (part des personnes en activité dans une classe d’âge) est passé de 36,5% en 2003 à 51,5 % en 2017. À titre de comparaison, il était de 64,4 % sur l’ensemble de la population active en 2003 et de 65,3 % en 2017.

En terme qualitatif, les seniors sont moins souvent en situation de sous-emploi et moins souvent en contrat temporaire que les autres classes d’âge.

Qu’en est-il du taux de chômage ?

Après une hausse continue liée en partie à la fermeture progressive de dispositifs facilitant la sortie anticipée du marché du travail (préretraite), le taux de chômage connaît en 2017 une baisse de 0,5 points pour s’établir à 6,1 % (8,6 % en moyenne nationale).

Un chômage qui reste cependant long puisque 63,5 % des seniors sont au chômage depuis plus d’un an, et là on voit peut-être la marque d’une spécificité française : longtemps encouragés à partir à la retraite avant l’heure, les seniors sont les plus pessimistes d’Europe sur le marché de l’emploi et les opportunités qu’il offre : les seniors, à tort ou à raison, se sentent mal aimés !

LA SOCIÉTÉ DU PARAÎTRE 

Selon l’OIT (Organisation Internationale du Travail), pour 81 % des personnes interrogées, l’âge est le 1er critère de discrimination en France. Cette étude corrobore d’ailleurs toutes les autres études menées dans ce domaine.

Mais est-ce l’âge qui plombe une candidature ou les a priori liés à l’âge ? Une étude a été menée en 2015 en Europe et aux Etats-Unis éditée au British Journal of Management. Plusieurs CV avec photo mentionnant des âges variés (30 ou 50 ans) ont été présentés en demandant aux répondants s’il recruteraient ces personnes. Il en ressort que l’âge n’a quasiment aucun effet mais que le visage compte beaucoup : « faire son âge » est un véritable stigmate. C’est donc une histoire d’apparence et de présupposés bien ancrés dans la culture collective française !

Qu’est-ce qu’on redoute ?

D’après l’institut Montaigne, on reconnaît aux seniors une plus grande expérience, plus d’autonomie, une capacité à prendre du recul et à analyser les risques.

À l’inverse, on imagine que les seniors coûtent chers, sont sur-dimensionnés, ont des difficultés à être managés, sont incapables de se tenir informés aux nouvelles technologies, peu ouverts aux nouvelles idées et aux nouvelles cultures, peu créatifs et moins flexibles.

POUR RESTER EMPLOYABLE, RESTER À LA PAGE 

  • Changer de logiciel !

Socrate le disait déjà : « Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge » !

Depuis toujours, le dialogue entre les générations est compliqué.

Les Baby-Boomers ont des valeurs et des a priori biens ancrés :

  • permanence, stabilité, continuité, qualité
  • ils ont besoin d’être reconnus pour leur conformité, ils ont besoin d’être utiles
  • la communication est une transmission d’informations et la formation un moyen pour approfondir ses connaissances

Pour les génération Y, qui ont jusqu’à 33 ans aujourd’hui,

  • permissivité, dialogue, négociation, compromis
  • ils reconnaissent le style, une image convaincante (effet Obama) plus que la compétence
  • leur question : quelle aventure vivre dans une société et pas plus de 2 ans (j’aime je reste sinon je pars) !
  • la formation si c’est une opportunité

Et donc, il faut parler de demain et pas d’hier ; dialoguer/collaborer avec l’autre et ne pas parler de soi ; parler agilité, curiosité, créativité plus que compétences, expériences…

Campagne AGEFOS PME

  •  Se former en continu par opportunisme !

Il n’est pas facile pour un senior de solliciter les organismes payeurs et pourtant, d’après le Céseq (Centre d’étude de recherche sur la formation), 28 % des seniors estiment avoir exprimé des besoins de formation non satisfaits contre 40 % en moyenne nationale. De fait, seulement 3,1 % des seniors en situation de chômage suivent une formation, contre 36 % sur les tranches d’âge inférieures.

Les seniors, parce qu’il est trop tard, que l’investissement n’est pas rentable, qu’ils ont déjà une expérience forte se désengagent de la formation, perdant ainsi une opportunité pour être plus en lien avec le marché.

Suivre une formation pas pour apprendre, mais par opportunisme, parce que ça répond à une attente spécifique, parce que ça vous démarque, parce que ça crée de la valeur…

  •  Développer son e-réputation

Faites du réseau un allié ! En être absent, c’est aujourd’hui une faute. C’est vous priver d’une belle vitrine.

La présence sur les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn et Viadeo permet d’entretenir son réseau, lequel est souvent large après des années d’expérience. Mieux, la présence sur les réseaux va permettre d’élargir son cercle et de décrocher, pourquoi pas, des entretiens réseaux ou des offres sur le marché caché.

C’est aussi une présence assidue sur les réseaux sociaux professionnels qui permettra de réaliser une veille sur les sujets d’actualité ou les nouveautés de son secteur. Et ainsi, de rester dans le coup !

Être présent sur ces réseaux permet de ne pas se faire oublier et l’on peut même se faire remarquer en prenant la parole de façon pertinente sur ses centres d’intérêt professionnels via PULSE (outil de blog) ou simplement en partageant des infos et des articles, lesquels pourront être relayés. Par exemple : un spécialiste théâtre va régulièrement poster articles et critiques ou un danseur, parler du mouvement, de l’importance du corps, etc.

Woody Allen disait : « 80 % du succès réside dans le fait d’être vu »

  •  Soigner son look !

Dans une démarche de recherche d’emploi, l’apparence physique compte autant que le dossier de candidature. Pour pouvoir démontrer ses compétences, on doit impérativement commencer par soigner son look. Une personne qui se sentira « belle » inspirera confiance. Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse en voulant faire jeune a tout prix. L’important est de voir une cohérence entre votre personnalité et votre style vestimentaire, là aussi oser être soi-même !

Comment mobiliser les synergies et initiatives de vos collaborateurs ?